Île-de-France Mobilités (IDFM) a présenté le 10 septembre 2026 son premier projet régional de transport collectif autonome. Le secteur retenu pour la phase de lancement associe Paris-Saclay, Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles Grand Parc, qui deviennent ainsi le terrain d’expérimentation grandeur nature des minibus sans chauffeur en Île-de-France.
Une vingtaine de minibus sans chauffeur dès 2028
Selon le calendrier présenté par IDFM, une vingtaine de minibus autonomes doivent circuler en transport à la demande dès début 2028 sur ce secteur des Yvelines et de l’Essonne. L’autorité organisatrice des transports franciliens vise ensuite une généralisation à plus d’une centaine de véhicules à l’horizon 2030, si les premiers retours d’expérience sont concluants.
Versailles, terrain d’essai depuis 2018
Le choix de Versailles n’a rien d’un hasard : le plateau de Satory accueille déjà, depuis décembre 2018, deux navettes électriques sans chauffeur baptisées Framboise et Litchi. Portées par l’institut Vedecom et opérées par Transdev, elles relient gratuitement l’arrêt Cité des Cadres aux entreprises du site, en semaine de 8h à 19h. Cette expérimentation de plusieurs années a permis d’accumuler des données précieuses sur la fiabilité de ces véhicules en conditions réelles, avant d’envisager un passage à l’échelle.
Saint-Quentin-en-Yvelines déjà en service
À quelques kilomètres de là, Saint-Quentin-en-Yvelines dispose depuis novembre 2025 d’un service baptisé SQYFlex : un transport autonome à la demande qui dessert 22 arrêts entre Montigny-le-Bretonneux et Guyancourt. C’est notamment ce retour d’expérience qui a convaincu IDFM d’étendre le principe à l’ensemble du secteur pour la prochaine étape.
Pourquoi ce choix géographique
- Une concentration de pôles universitaires et d’entreprises à Paris-Saclay, propice à des flux de déplacement réguliers et prévisibles.
- Une expertise locale déjà installée avec l’institut Vedecom, spécialisé dans la mobilité autonome et basé à Versailles.
- Des zones moins denses que le cœur de Paris, plus simples à sécuriser pour une première génération de véhicules sans conducteur.
Ce projet s’inscrit dans une tendance plus large de modernisation des réseaux de transport en commun locaux, comme on l’a vu récemment avec la refonte du réseau de bus lillois Ilévia ou la nouvelle ligne de tramway à Brest. Ces chantiers de mobilité locale se multiplient à travers le pays, chacun avec ses propres contraintes techniques et budgétaires.
Reste que l’arrivée de véhicules sans chauffeur pose aussi de nouvelles questions de sécurité pour l’espace public, un sujet déjà abordé à propos des nouvelles règles imposées aux trottinettes électriques à Chartres. Pour suivre l’actualité de ce projet, direction notre rubrique actualités locales ou notre rubrique numérique et high-tech.
Questions fréquentes
Où circuleront les premiers minibus autonomes d’Île-de-France Mobilités ?
Le secteur de lancement associe Paris-Saclay, Saint-Quentin-en-Yvelines et Versailles Grand Parc, avec un objectif de mise en service d’une vingtaine de véhicules début 2028.
Existe-t-il déjà des navettes autonomes à Versailles ?
Oui, le plateau de Satory teste depuis décembre 2018 deux navettes sans chauffeur, Framboise et Litchi, qui relient gratuitement l’arrêt Cité des Cadres aux entreprises du site en semaine.
Quand ce service sera-t-il étendu à plus de véhicules ?
Île-de-France Mobilités vise une généralisation à plus d’une centaine de minibus autonomes à l’horizon 2030, sous réserve des résultats de la phase de lancement de 2028.
Sources
- Citoyens.com — L’Île-de-France vise une centaine de robonavettes autonomes d’ici 2030
- La Clé Publique — Navettes autonomes : les Yvelines après le prototype
- Infos Yvelines — Des navettes autonomes roulent déjà avant 2028
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

